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LES ETATS DE SUSPENS

PAR

JEAN PLATANIA

 

 

"Eclat de Vérité pure, infinie,

En prose maladroite s’épand 

Pour les vœux d’Eliette et Annie

Demeurés trop longtemps en suspens."

 

 

Toutes les fois où il a fallu soustraire de l’ensemble des messages l’une de ses parties afin de la soumettre à une critique ciblée, l’entreprise s’est vue sanctionnée par la difficulté de canaliser l’investigation dans les limites de son objet. L’interaction que la dynamique de l’ordre cosmogonique étudié ici met en lumière empêche que l’on isole, fût-ce pour le confort de l’analyse, l’une de ses composantes comme un organe indépendant. 

 

D’ailleurs, le principe d’unité originelle qui abrite en son être l’ordre implié*, lequel régit l’harmonie de la démultiplication temporelle, donne à reconnaître, même au plan d’une construction intellectuelle où nous nous plaçons, une intelligence fédératrice de toutes les parties secondaires.

 

N’offrir d’autre alternative, depuis l’un quelconque de ses reflets, que celle de prendre en compte l’ensemble de l’œuvre pour parvenir à en épuiser le sens n’est-il pas la marque d’une pensée homogène ? C’est pourquoi nous ne saurions aborder la complexe question des états de suspens en ignorant cette réalité et l’aporie qui sanctionnerait sa transgression.

 

Pourtant, soucieux de concision, sans quoi un livre entier ne suffirait pas pour visiter les diverses pistes de recherche incluses dans la cosmogonie des V.E.T.[1], osons cette gageure pour le moins inconfortable. De plus, avant de débuter notre étude, il me semble utile de recommander de façon impérieuse au lecteur de ne point omettre, durant tout le développement, la critique émise par Karzenstein, dans le Texte daté de janvier 1998, faisant valoir que tout propos exprimé au sujet de la subtile problématique des états de suspens tenait lieu « d’iconisme verbal ». C’est affirmer de la sorte, bien plus que par ailleurs, que « le mot (vecteur de notre penser*) n’est pas la chose ».

 

Cette chose réifiée dans l’expression « états de suspens » fait référence à tout ce qui a trait à « l’après-rupture* » ou, si l’on préfère, ce qui advient après le dernier soupir d’un être vivant. C’est cet « au-delà » pour lequel religions et philosophies ont dégagé un espace de spéculations rédemptrices ou punitives selon les croyances et parfois négatives pour les défenseurs d’un agnosticisme intransigeant chez lesquels cet événement est basculement dans un néant sans issue.

 

Notre conviction de géométrisé ayant eu connaissance du principe des revies* décrit par les messages rejoint les précédentes écoles pour ce qui est seulement de l’abolition de l’état de conscience ; ce dernier seul pourrait témoigner en ce domaine de la présence du soi à la réalité de l’expérience post mortem. Or il n’est pas inutile de rappeler, dès à présent, que l’instance du psychisme qui officie lors de cet événement « irréfléchi  par excellence » est ce que l’on définit sous le vocable « d’inconscient » ; cette zone de la structure mentale que la science psychanalytique a érigée en réceptacle de nos pulsions et désirs refoulés acquiert, dans notre commentaire, un privilège peu commun : celui d’accéder à la temporalité pluridimensionnelle. A l’inconscient fait défaut, par définition, la mémorisation sélective consciente des instants vécus. Ce constat d’impuissance réduit par conséquent à ne pouvoir aborder la situation qu’en s’appuyant sur les transcriptions des communications vocales ayant eu lieu à ce jour, ce qui rend la mise en garde de Karzenstein citée plus haut d’une brûlante actualité.

 

Mais puisqu’il ne nous reste que la seule raison pour investir cet aspect de la récursivité ayant trait au « réamalgame cellulaire », tâchons d’en faire un usage rigoureux et procédons par étapes, obéissant ainsi à une logique descriptive. Celle-ci, prudemment menée, devrait conduire à une représentation qui, bien que subjective, ne s’écartera pas abusivement du propos initial.

 

Le dualisme Vide/volume* (voir « Principe… ») sur lequel s’appuie l’harmonie cosmogonique révélée par les Etres fluidiques nous inspire deux constatations préalables qu’il y a lieu de garder en mémoire jusqu’au terme de cet essai : d’abord la prépondérance du Vide - assimilable ici à la Pensée* non situable* - sur le volume qui se trouve n’être qu’une manifestation périphérique du premier ; ensuite le caractère indissociable de ce couple basique dès lors que chaque existence avérée cristallise son essence dans le vivant particulaire* qui emplit le Vide : « Ce que vous percevez à travers vos sens comme de l’espace vide est le fond de l’existence de tout… » (Zilder / 14/11/98)

 

Abordons la « thématique suspensive » par l’endroit où se consomme la rupture existentielle des espèces que leur géométrisation confine au rang de « support* vécu ». L’ambiant*, celui-là même qui vit lesdites espèces, agence un échange eau/Lumière active* nommé « processus de compensation existentiel* » (voir « Loi de… »), lequel conditionne la qualité des choses à vivre et vécues au moyen du degré de conscience auquel s’élève chaque existence. Par la suite, l’accumulation de la Lumière passive* ou Lumière rémanente non évacuée de l’échange précité entraîne inexorablement le sujet vers la cessation de l’état conscient.

 

Précisons qu’il convient de conférer au mot « existence » une signification très large qui recouvre aussi bien la désignation des espèces vivantes que toutes les eccéités provenant des plages « d’astatisme » consécutives à la rencontre de flux divergents. Tout être, bien sûr, mais aussi tout support est animé par sa parcelle d’Intelligence Divine* qui le met en situation d’interdépendance avec la Création dans sa totalité depuis l’origine. En ce dernier cas, l’échange épouse le principe Vide/volume.

 

L’état de suspens est une position intermédiaire occupée par les cellules mémorielles s’étant récemment évaporées du corps solide, autour desquelles s’agence la revie. La spécificité de cette entité cytologique lui aura permis de rassembler, au cours de sa présence dans les sous-ambiants, un patrimoine de reconduction qui entrera en réflectivité, au moment de son insertion dans les états de suspens, avec les structures d’accueil de ces derniers.

 

Cette évaporation soumise à l’attraction spirale est une manifestation récurrente du systématisme originel* ; celle-ci émane du principe de récursivité, lequel condamne à terme toute forme appelée à rejoindre la fusion constante dans le but de sa resuperposition*. La voie hélicoïdale empruntée lors de ce parcours entre les deux rives de l’existence est le résultat de l’intensité de la pression et de l’attraction qui densifient variablement les ambiants, lesquels sont ainsi informés du « viabilisme » propre à chaque couloir d’échange. Il s’agit là du principe Vide/volume précédemment évoqué qui fait aussi reconnaître son autorité d’essence divine. Plus un ambiant se « volumise », plus il exerce de pression sur les espèces qu’il vit (géométrisation).

 

Le mouvement qui anime et structure l’univers est doté d’une vitesse dont la mesure, sans véritable intérêt, fait en revanche l’objet de variations se traduisant en accélérations, lesquelles sont provoquées par les changements quantitatifs des espèces vivantes mais aussi par leur densité existentielle.

 

Cet effet « synchrotroniste » est amplifié en fin de cyclique*, telle notre situation actuelle, au moyen de la conjugaison du « superpositionnement spatio-temporel » en fonction de la pression exercée par les ambiants et de l’ordonnancement magnétique qui peut entraîner une modification de l’espace vectoriel.

 

L’état de suspens est le lieu temporel et physique où s’agence l’harmonie existentielle, non exclusive de dysharmonie en cas d’encombrement, en ce sens que la Pensée s’imprime dans ses différents couloirs au gré des fluctuations cinétiques provenant du fixisme originel*. Cette oscillation affecte le flux directeur soumis à l’Alternance Osmotique* (voir « Loi d’… »), cet autre grand principe inhérent à la Création permanente du Père.

 

Pendant la migration « resuperpositoire », les cellules provenant des ruptures existentielles obéissent à « l’inaltérable récurrence réadaptatrice* » qui les aspire dans l’Espace-Vide* où siègent les états de suspens.

 

Préalablement à ce retour dans le suspensif*, la présence des cellules vraies dans un ambiant donné aura intégré un espace propice à la « molécularisation » de la Lumière (et de l’eau) que l’on qualifie d’Espace volumique.

 

De la lecture du message des V.E.T. nous ayant appris que le volume est toujours vécu par le Vide/Pensée, on infère que l’Espace volumique est le produit périphérique du mouvement rotatoire de l’Espace-Vide. La consistance fluidique de celui-ci se cristallise dans la mise en orbite des différentes existences émergeant du spiralisme* des ambiants.

 

Il faut insister sur le fait que les ambiants eux-mêmes sont des éclats de la masse ectoplasmique* qui inveloppe* la totalité de l’information selon un ordre implié. Chaque ambiant, dont on sait qu’il exprime la densité existentielle des espèces qu’il vit, est pourvu de son propre état de suspens et se manifeste dans le systématisme originel selon un ordonnancement gradué.

 

Espace-Vide comme Espace volumique sont des formes qui se déclinent en désuperpositions* et auxquelles le Vide a conféré une géométrie provisoire qu’annihile chaque cyclique du Temps Dimensionnel* se rejoignant. Or c’est en l’Espace-Vide que le suspensif pourvoit en information les multiples « cellularisations » destinées aux revies qui, par la suite, se volumisent dans chaque existence spécifique.

 

Il est donc grand temps désormais d’aborder la structure de l’Espace-Vide, qui abrite les états de suspens, par le biais de sa subtile dynamique. Précisons, conformément à la mise en garde holistique du préambule, que l’étude de l’Espace-Vide ne peut être isolée, sinon pour la clarté du propos, de sa projection existentielle. En fait, par rapport à ce dernier état, il suffit d’imaginer combien un désordre de la quantité viable peut engendrer d’effets pervers dans ce vaste champ intermédiaire où se dessine la revie.

 

Informons-nous avantageusement dans le message de janvier 1998 afin de nous faire une idée fiable de ce produit de l’Intelligence Divine.

 

Nous apprenons que le mouvement, issu du Vide et régissant la Création récursive et constitutionnelle du Père, donne naissance à une gerbe de faisceaux siégeant désormais dans ce que l’on nomme Espace-Vide ; Ces faisceaux sont séparés entre eux, bien qu’interdépendants, par des couloirs où évolue le suspensif. Leur consistance luminescente confère à ces rayons une information qui en fait des vecteurs de l’Intelligence Divine à son origine (Texte de 1983) : ce sont les flux* directionnels. Ainsi qu’il est noté plus haut, ceux-ci sont variables en vitesse et intensité, ce qui réduit à néant, notons-le au passage, la théorie relativiste sur la vitesse constante de la lumière (c = 300 000 km/s).

 

Le syntagme « flux directionnels », devenu familier pour les nombreux assidus des messages, induit implicitement une fonction génératrice de toute existence par l’effet de la création astatique provoquée par les directionnels* divergents. 

 

Formulons toutefois une mise en garde contre la précarité d’une représentation de cette gerbe lumineuse selon une structure tridimensionnelle orientée en hauteur. Il serait plus prudent d’effectuer un rapprochement avec ces parallélépipèdes de verre ornant bureaux ou vitrines d’intérieur et renfermant plusieurs fluides colorés, lesquels s’entremêlent dans toutes les directions sans se pénétrer, comme autant de pâtes molles.

 

Cela étant, retrouvons notre Espace-Vide animé d’une vitesse considérable du fait de la forte chaleur du fluide précellulaire* (chaleur à vitesse) et dont l’activité aboutit à la formation d’une masse chimiquement en état de plasma, état de la matière porté à un degré plus élevé que l’état gazeux.

 

La géométrie curvilinéaire* de l’Espace-Vide entretient l’accélération de son mouvement propre, accentué par les explosions « implosives » internes et, comme dans le synchrotron, on enregistre la formation de matière, à la périphérie, par différenciation thermique de la masse vaporeuse imputable à l’éloignement du foyer central (force centrifuge).

 

Ce processus d’accrétion consacre l’Espace volumique où vont se succéder les systèmes stellaires provisoires issus des amas galactiques. En cette étape de la Création, le systématisme originel met en exergue, « en effet différé », la paternité de l’ambiant qui va véhiculer, selon un principe édaphique, l’ordre implié dans les cycliques du Temps Dimensionnel. 

 

Les ambiants, portions de la masse ectoplasmique incandescente, répétons-le, superposent une variété de densité dont chacune vit l’espèce idoine selon sa qualité de Pensée. La permanence de l’échange existentiel entre Lumière active et support cause à terme la rupture de l’état conscient à l’avènement de laquelle se vaporise un flot semi-particulaire destiné à interférer avec les flux directionnels ; quant à ces derniers, leur déflexion au regard de l’originel se fera en proportion de leur vitesse et de l’emplacement des couloirs d’échange du suspensif. Le semi-particulaire aura désormais comme « projet » le réamalgame cellulaire en fonction de la pression imposée par le spiralisme ascensionnel. La qualité de l’existence en situation de retour, laquelle se définit au préalable dans les susdits couloirs de l’Espace-Vide, est en partie le reflet des mémoires qui ont été engrangées dans les situations vécues consciemment.

 

La rencontre avec les courants directionnels contrôlables du suspensif imprime aux cellules l’information actualisée en accord avec leur capacité d’absorption, ce qui déterminera, dans « l’après-rupture » de la rupture, la qualité des situations à « re-vivre ».

 

Malgré la déflexion consommée dans les états de suspens pour les réamalgames qui se font en négligeant l’option « exogénique », le réverbérationnisme* originel de la Situation Etablie ne manque pas, antérieurement à la formation des existences, de fixer son empreinte à travers le gestaltisme de la Pensée.

 

En conséquence, le processus « autocorrectif » de compensation existentiel nécessite, au fil du temps, un remodelage du suspensif - principalement à la fin d’un cyclique - imposé par les fluctuations de la mue constitutionnelle qui va répartir à travers la densité viable des ambiants une nouvelle qualité de choses à vivre, résultat d’une redistribution de l’informationnel* dans le formationnel*.

 

Il faut préciser que cette transformation de l’Espace-Vide n’est pas sans conséquence sur les capacités d’intervention dévolues aux espèces qui ont le pouvoir du choix cellulaire. En effet, l’intervalle vécu inconsciemment dans le suspensif par notre espèce géométrisée se mue par contre en expérience consciente pour les semi-géométrisés[2] ; couronnant ces deux occurrences, soulignons la place très particulière occupée par les Etres fluidiques. De ceux-ci il convient de savoir qu’outre le bénéfice psychique acquis par l’espèce semi-géométrisée, s’y ajoute la capacité d’intervention dans l’échange gazeux existentiel - ou processus de compensation existentiel - dont l’avantage se traduit par un renvoi complet de Lumière active absorbée dans l’échange qu’instaure la fulgurance mimétique* avec la Pensée. Ceci élimine la Lumière passive et permet, de ce fait, d’accéder à l’immortalité existentielle.

 

Le décalage (déflexion) entre l’informationnel et le formationnel (ce dernier figurant la « périphérisation » du flux initial) est parfois la cause principale de l’imprévisible désordre des formes.

 

Quel que soit le couloir où ce désordre se manifeste, sa répercussion se fait sentir aussi dans les états de suspens où, entraîné par l’accélération du spiralisme resuperpositoire, l’excès volumique des reviviscences provoque la « miscibilité des entéléchies ».

 

Bien que les Etres fluidiques soient, dans leur couloir du suspensif, protégés de cet aléa délétère, les autres espèces ont à pâtir de ces conséquences perturbatrices.

 

Comme évoqué plus haut, les nuisances du champ de suspens nécessitent, à terme, son remodelage sous l’autorité du réverbérationnisme originel. Mais auparavant, la confusion des reviviscences en cet état transitoire aura compromis les perspectives d’évolution de bien des espèces, dans le sens d’une altération régressive ou celui d’une stagnation circonstancielle.

 

Cette interpénétration indue des champs justifie la fonction correctrice que certains Etres exercent par élection ; leur pouvoir se manifeste au plan de la quantité viable d’espèces moins qualitatives afin de sauvegarder l’intégrité du suspensif et l’équilibre ambiant.

 

La qualité des choses à vivre - cela est désormais acquis - relève de la qualité de Pensée imprimée par le mouvement variable des directionnels dans les faisceaux tubulaires. L’informationnel, dont le gestaltisme de la Pensée se prévaut, réadapte  constamment la structure ambiante par un effet sur les plages d’astatisme d’où procèdent les existences. Mais un désordre peut naître à tout moment de la « volumisation » excédentaire.

 

En ce qui concerne les espèces pensantes, « l’incident » chez le sujet égaré dans une subparallélisation* étrangère se traduit par un agissement* qui échappe le plus souvent à l’entendement de ses semblables du moment.

 

Sur le plan général, la dysharmonie comme celle que nous connaissons en notre situation de point de non-retour se reflète en démultiplication dans l’incohérence des agissements individuels. C’est pourquoi le rejet doit occuper une place centrale dans les exercices théorétiques de chacun afin de « muscler » nos particules mémorielles lancées dans la grande aventure de l’assemblage cellulaire récurrent.

 

Mars 2001

 

 

Avertissement de l’auteur 

 

L’astérisque placé après un terme ou une expression renvoie le lecteur à la définition donnée par le lexique des mots et expressions employés dans les Textes.

 



[1] V.E.T. : Visiteurs de l’Espace-Temps.

[2] Leur choix s’oriente vers les cellules dont la répertorisation* (voir « Prise de conscience répertoriée… ») de la Lumière a favorisé la mémorisation de facultés qui prouvent la capacité de ces espèces à s’adapter à la qualité des choses.

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